-Allez, lèves-toi Salope!
Ces paroles, elle les avait trop entendu. Elle prit l'oreiller, qu'elle avait préparé et se boucha les oreilles, pour ne rien attendre.
- Tom! Je t'en supplie, tu as trop bu, arrêtes! Je t'en prie. Si ce n'est pas pour moi, fais-le pour Julia! Tom!
Les lamentations de sa mère transperçait l'oreiller. Julia se résigna à se cacher sous son oreiller, à se recroqueviller sur elle-même et à allumer la radio. Le plus fort possible. Il ne fallait pas qu'on l'entende pleurer. Il ne fallait pas qu'elle l'entende pleurer non plus. Si elle se levait la sauver, comme la semaine dernière, et celle d'avant, elle serait punie à son tour. Julia le savait bien.
10 ans plus tard.
-Julia! Julia! Lèves-toi non d'un chien! T'as vu l'heure? Tu vas être en retard.
Julia ouvrit l'oeil. Son réveil n'avait pas sonné. Elle se frotta les yeux, et se resigna a poser un pied à terre. Elle enfila des chausettes sales, et se rendit à la cuisine. Quand elle passa devant le miroir, Julia ne pût s'empêcher de se dégouter. Elle recoiffa furtivement sa frange en bataille, et se dirigea vers le frigidaire. Quand elle voulu attraper la poignée, celle-ci se
cassa et tomba par terre.
- Nan mais c'est pas vrai Julia! T'es une vraie calamitée! Tu sais combien ça coûte ces conneries?
-Je suis désolée Papa..
-Tu me fais chier Julia, vraiment.
La rousse ne répondit pas. Elle tenta de replacer la pognée, et réussie à ouvrir le frigo. Vide. Elle se saisit de la bouteille de lait et referma machinalement la porte blanche. La poignée resta accrochée, par chance. Elle attrapa les Cornflakes, et s'en versa dans un bol. Elle commenca a manger. Comme chaque matin, elle prit de ses doigts fins le paquet de céréales, et commenca à lire les jeux au dos.
-Julia t'as plus 10 ans, lis pas ces conneries, tu perds ton temps. Et fait moin de bruit!
Son coeur se serra. Tous les matins, c'était pareil.
-Maman me laissait lire le dos de mes céréales le matin.
-Ta mère est morte Julia. Grandit.
Elle le fixa d'un regard noir. Elle le méprisait du plus profond d'elle même. Il la dégoutait. Elle marmonna entre deux bouchées
-C'est la faute à qui..
Son père l'ignora et se replongea dans son article de Libé.
Julia jeta un coup d'oeil à sa montre.. "Putain, déjà 7H30"! Elle finit son bol en quatrième vitesse et couru dans la salle de bain. Une bonne douche lui faisais le plus grand bien. Quand elle sorti et se retrouva nue devant la glace, elle baissa les yeux. Julia avait pas mal de cicatrices, dûes de son enfance. Depuis que sa mère était morte, son père buvait de plus belle. Mais, il n'avait jamais osé s'en reprendre à sa fille. Pas après. Mais Julia avait tord. Sous ces cicatrices et ces souvenirs noirs, Julia était magnifique. Elle avait des cheveux rouges, et c'était leur couleur naturelle... Une paire d'yeux bleus foncés profonds, où se dissimulaient le desespoire.. Sa taille était fine, et ses jambes elancées.
Elle rejoignit son étroite chambre, et ouvrit sa pandrie, aussi vide que son coeur. Elle attrappa une robe à poids verte et rouge, et une paire de Bensimons vertes pomme usagées. Elle enfila un petit blouson en cuir, faux, bien sur, et son sac en bandouillère. Elle coiffa sa frange pour la deuxième fois, mais pas le reste de ses cheveux ondulés, et se lava les dents. Elle avait cette habitude, de se laver les dents avec son sac. Au cas où quelqu'un la suprendrai pas derrière, elle pourrait le frapper. Julia vivait dans la peur, que sa mère lui avait transmise. Ce n'etait pas la seule chose que sa mère lui avait transmise. Ses beaux cheveux rouges et ses yeux bleus ne pouvait être que génétiques.
-Bon, j'y vais, à plus.
Elle fit signe à son père, qui ne bougea pas d'un cil. Elle descendit les escaliers le plus vite possible. Elle avait toujours eu peur des ascenseurs.. Arrivée au premier, elle ouvrit la grande porte noire de son immeuble, et enfourcha son vélo, direction, lycée. Julia avait alors 16 ans.
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Tous les commentaires, pejoratifs & autres sont acceptés. Les idées sont les bienvenues. Ma fiction est pré-écrite, mais on peut toujours trouver de la place :D.
Je suis désolée, mais j'arrête de prévenir. Manque de temps et problème d'informatique oblige.

